à 74 ans,
Alain Pichon continue de parcourir le monde

 

 

Il s'agit d'un article de Ouest-France en date du 12 avril 2019 :

 

En 2007, près du lac Baikal, Alain Pichon en compagnie de deux trappeurs

 

Alain Pichon reste un vrai globe-trotter. Entre deux expéditions, il s’est posé dans son village de Saint-Léger (en Mayenne). Et le 22 avril, sur son monocycle, il animera avec des enfants la fête communale.

Alain Pichon a 74 ans. Son âge n’est pour lui que secondaire. "J’ai ce sentiment de jeunesse au fond du cœur, qui fait qu’ayant une bonne constitution physique, je suis toujours en mouvement et en quête de projet", confie Alain Pichon.

Né à Laval, ayant passé sa jeunesse au Mans, Alain Pichon venait en vacances à Saint-Léger où ses grands-parents tenaient un café. En 1966, BTS en poche, il travaille dans l’informatique et conseil d’entreprises jusqu’en 1989. Il séjourne de temps en temps dans la commune, où résidait sa maman.

 

Réceptionniste de nuit

Cette même année, il décide de changer de vie. "Après une formation, je deviens géomètre topographe, puis abandonne ce métier pour gérer des hôtels à Mâcon et Annecy, de 1991 à 1995. Ensuite, pour des raisons personnelles, je me retrouve réceptionniste de nuit dans un hôtel à Roissy."

 

Il découvre le Spitzberg

En juin 1998, Alain Pichon a besoin de souffler. Avec un congé sans solde de 3 mois en poche, il part de Saint-Léger sur une moto 125 cm3 vers le Cap Nord. "Je traverse la Norvège et découvre le Spitzberg qui me fascine."

 

Alain Pichon en septembre 2000, au Kamtchatka, pays des ours bruns

 

Il couche sous une toile de tente et mange en plein air. S’approche de la banquise et du jour permanent. "Je côtoie les baleines blanches, les mergules nains et les ours blancs dont je me protège la nuit en sécurisant mon campement et en dormant avec mon fusil." Il vit un rêve devenu réalité

 

À la façon malgache

14 000 km sont parcourus avant un retour au travail. L’heure de la retraite sonne en 2005. "En 2007, je déménage en Normandie et pars à la découverte de Madagascar, à la façon malgache c’est-à-dire au plus proche de la vie des gens."

Suivent deux voyages en Sibérie. "L’un autour du lac Baikal, et l’autre en Kamtchatka, pays des ours bruns." Mais Alain Pichon préfère les pays froids.

 

Un petit tour en Écosse

En août et septembre, il repartira sur les routes pour l’Himalaya et projette déjà de rejoindre en 2020 le Spitzberg avec sa petite-fille pour faire du kayak et voir les phoques.

 

pour Alain Pichon, quand un voyage se termine, un autre est déjà en préparation

 

Alain Pichon a un plaisir original. "Je pratique le monocycle et, depuis mon retour dans la commune en 2011, je réunis, quand je suis présent, les enfants autour de ce drôle de vélo. Ils sont passionnés, doués et, ensemble, nous nous produirons dans le cadre de la fête du village. Puis j’irai faire un petit tour en Écosse avant mon départ pour l’Himalaya", précise-t-il.

Chez lui, pas d’ordinateur, ni d’internet. "Aujourd’hui, seules m’importent les relations humaines et la nature".

 

 

 

 

 

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