l'église Saint-Léger de St Léger en Charnie 

 

Mentionnée dès 1125, elle a conservé sa façade romane, mais le reste a été largement remanié au cours des XVIe et XVIIe siècles. Elle contient de remarquables peintures murales.
 

la façade occidentale romane
http://www.eglisesdefrance.com

 

Peu d’habitations agglomérées, une route droite qui traverse un carrefour, une église peu élevée et de dimensions modestes : il est facile aux touristes pressés de passer sans rien voir.
Pourtant, cette église ne manque ni de charme ni d’intérêt : une façade nettement romane, malgré les remaniements de la porte et de la fenêtre, un petit clocher en charpente sur le bas de la nef (la chapelle du nord date de 1852).
A l’intérieur : le retable central du XVIIe porte des statues en bois en pierre polychrome et, détail assez rare, dans la chapelle du sud, des peintures murales du XVIIe (Adoration des Mages, Adoration des Bergers).

 

retable du maître-autel (1769 - école de Laval)

Sa structure est une élévation à trois corps.
La figure centrale est une représentation du Christ encadrée par les statues de saint Léger, saint Sébastien et saint René dans des niches.
Les armes de François de Montecler et de Marie Langlois de Motteville sont représentées en cartouches.

Vierge à l'Enfant, située à l'origine dans l'église de Viviers et transférée à St Léger après l'abandon de l'église de Viviers

 

Dans la plupart des pietàs, la taille du Christ est réduite afin que son corps repose sur les genoux de la Vierge. Ici le Christ a une taille normale et seuls sa tête et son torse reposent sur les genoux de Marie.

chasuble brodée

 

http://perso.wanadoo.fr/police.daniel/Riboul/SaintPierreAsse.htm

 


 

 

Saint-Léger
le patrimoine local présenté aux habitants de la commune

article du journal Ouest-France en date du 27 décembre 2005

"Nicolas Foisneau, du service du patrimoine au conseil général, et Christian Davy, du service régional de I'lnventaire, ont présenté devant les habitants réunis à la salle des fêtes le bilan de l'inventaire du patrimoine qu'ils ont mené au printemps dernier.
Ils ont constitué 100 dossiers d'architecture sur l'ensemble des bâtiments antérieurs à 1940 et 30 dossiers sur les objets de l'église, le tout illustré par près de 500 photos avec environ 100 références documentaires.
La documentation sera rassemblée sur un CDRom et déposée à la mairie lorsque le travail réalisé sur la communauté de communes d'Erve et Charnie sera achevé.

La commune de saint Léger en Charnie se caractérisait par la petitesse de son bourg qui, au XIXe siècle, n'agglomérait qu'à peine 10% de sa population totale.
On peut l'expliquer par l'absence de voie de communication majeure et la modestie des seigneuries qui s'y trouvaient : celles du Fay et des Pins, où s'élevait un manoir détruit au milieu du XIXe siècle et un moulin disparu à la fin du XVIIIe, n'avaient pas le rayonnement des seigneuries de Ste Suzanne, de Bouillé, Thorigné en Charnie ou de Vaiges.
La majorité de la population habitait des hameaux regroupant deux ou trois maisons, voire pour 4 d'entre eux (les Cosneries, la Bouverie du Presbytère, la Pègerie, la Petite Talbotière) plus de quatre habitations."

 

tableau du XVIIe représentant le Christ prononçant ces paroles : "Lorsque le Fils de l'Homme reviendra dans sa gloire, accompagné de tous les anges, il siégera sur son trône glorieux. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis des boucs. Il placera les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors, à ceux qui sont à droite, le Roi dira : Venez, les bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous est destiné depuis la création du monde."
Les scènes de l'arrière-plan illustrent diverses oeuvres charitables : l'assistance aux pauvres, aux malades et aux moribonds.

 

l'Adoration des Mages (1608) - http://perso.wanadoo.fr/police.daniel/Riboul/SaintPierreAsse.htm

Huit ans après avoir construit la chapelle sud de l'église, la famille Le Rouge fait peindre 2 fresques, représentant l'Adoration des Mages et l'Adoration des Bergers. Sur ces peintures, les personnages sont vêtus à la mode du XVIIe siècle. La coiffe de la Vierge, "à la mode italienne", laisse ainsi apparaître les cheveux.

 

l'Adoration des Bergers (1608) - http://perso.wanadoo.fr/police.daniel/Riboul/SaintPierreAsse.htm 

 

 


 

article du journal Ouest-France en date du 15 octobre 2010

L'association « Rénovation et entretien de l'église » contribue depuis bientôt trois ans à sauvegarder le patrimoine et à faire revivre l'église. Philippe et Véronique Drouard, André et Danièle Cholet, les responsables, se sont beaucoup investis : remise en état des Rois Mages, de l'autel, de l'estrade et une première chasse au trésor.
« Nous avons sondé en vain le sol au pied de l'autel, à la recherche d'une crypte ou d'un souterrain. On pouvait rêver », se souvient Philippe. Le rêve est devenu réalité, sous une autre forme, la semaine dernière par le plus pur des hasards.

Philippe et André les deux « inventeurs » racontent : « Avec l'aide matérielle de la mairie, nous travaillons sur la remise en état de la voûte, des murs... L'échelle au mur a glissé laissant apparaître une trace rouge : de la peinture rouge brique. » Philippe et André ne peuvent s'empêcher de pousser leurs investigations un peu plus loin. Cette fois, c'est sûr : ils viennent de mettre au jour des peintures murales. Les services départementaux et régionaux du patrimoine sont prévenus.
Depuis la visite mercredi de Christian Davy, chercheur au service régional du patrimoine, et de Nicolas Foisneau, du service du patrimoine au conseil général, les peintures murales ont livré un peu plus leur secret. « On atteint le Moyen Âge, le XV e siècle certainement. On peut reconnaître, côté nord, un ange et côté sud, un personnage debout qui doit être Saint-André », ont expliqué les deux spécialistes.
Privées de protection, les deux peintures murales sont devenues plus fragiles. Dans un premier temps, une étude préalable est probable avec la venue d'un restaurateur. L'étude déterminera l'état, les surfaces et l'avenir possible des peintures. « On peut de nouveau rêver », indique Danièle Cholet, trésorière de l'association, avant de lancer un appel à la générosité pour aider à l'entretien et à la rénovation de l'église.

(à suivre)

 

Sources et lien :

 

 

 

 

 

http://www.stleger.info