"Nicolas
Foisneau, du service du patrimoine au conseil général,
et Christian Davy, du service régional de I'lnventaire, ont
présenté devant les habitants réunis à la
salle des fêtes le bilan de l'inventaire du patrimoine qu'ils
ont mené au printemps dernier.
Ils ont constitué 100 dossiers d'architecture sur l'ensemble
des bâtiments antérieurs à 1940 et 30 dossiers
sur les objets de l'église, le tout illustré par
près de 500 photos avec environ 100 références
documentaires.
La documentation sera rassemblée sur un CDRom et
déposée à la mairie lorsque le travail
réalisé sur la communauté de communes d'Erve et
Charnie sera achevé.
La commune de saint
Léger en Charnie se caractérisait par la petitesse de
son bourg qui, au XIXe siècle, n'agglomérait
qu'à peine 10% de sa population totale.
On peut l'expliquer par l'absence de voie de communication majeure et
la modestie des seigneuries qui s'y trouvaient : celles du Fay et des
Pins, où s'élevait un manoir détruit au milieu
du XIXe siècle et un moulin disparu à la fin du XVIIIe,
n'avaient pas le rayonnement des seigneuries de Ste Suzanne, de
Bouillé, Thorigné en Charnie ou de Vaiges.
La majorité de la population habitait des hameaux regroupant
deux ou trois maisons, voire pour 4 d'entre eux (les Cosneries, la
Bouverie du Presbytère, la Pègerie, la Petite
Talbotière) plus de quatre habitations."
tableau du XVIIe
représentant le Christ prononçant ces paroles :
"Lorsque le Fils de l'Homme reviendra dans sa gloire,
accompagné de tous les anges, il siégera sur son
trône glorieux. Toutes les nations seront assemblées
devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le
berger sépare les brebis des boucs. Il placera les brebis
à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors, à
ceux qui sont à droite, le Roi dira : Venez, les bénis
de mon Père, prenez possession du royaume qui vous est
destiné depuis la création du monde."
Les scènes de l'arrière-plan illustrent diverses
oeuvres charitables : l'assistance aux pauvres, aux malades et aux
moribonds.
l'Adoration des Mages
(1608) - http://perso.wanadoo.fr/police.daniel/Riboul/SaintPierreAsse.htm
Huit ans après
avoir construit la chapelle sud de l'église, la famille Le
Rouge fait peindre 2 fresques, représentant l'Adoration des
Mages et l'Adoration des Bergers. Sur ces peintures, les
personnages sont vêtus à la mode du XVIIe siècle.
La coiffe de la Vierge, "à la mode italienne", laisse ainsi
apparaître les cheveux.
l'Adoration des
Bergers (1608) - http://perso.wanadoo.fr/police.daniel/Riboul/SaintPierreAsse.htm
article
du journal Ouest-France en date du 15 octobre 2010
L'association «
Rénovation et entretien de l'église » contribue
depuis bientôt trois ans à sauvegarder le patrimoine et
à faire revivre l'église. Philippe et Véronique
Drouard, André et Danièle Cholet, les responsables, se
sont beaucoup investis : remise en état des Rois Mages, de
l'autel, de l'estrade et une première chasse au
trésor.
« Nous avons sondé en vain le sol au pied de l'autel,
à la recherche d'une crypte ou d'un souterrain. On pouvait
rêver », se souvient Philippe. Le rêve est
devenu réalité, sous une autre forme, la semaine
dernière par le plus pur des hasards.
Philippe et
André les deux « inventeurs » racontent : «
Avec l'aide matérielle de la mairie, nous travaillons sur
la remise en état de la voûte, des murs...
L'échelle au mur a glissé laissant apparaître une
trace rouge : de la peinture rouge brique. » Philippe et
André ne peuvent s'empêcher de pousser leurs
investigations un peu plus loin. Cette fois, c'est sûr : ils
viennent de mettre au jour des peintures murales. Les services
départementaux et régionaux du patrimoine sont
prévenus.
Depuis la visite mercredi de Christian Davy, chercheur au service
régional du patrimoine, et de Nicolas Foisneau, du service du
patrimoine au conseil général, les peintures murales
ont livré un peu plus leur secret. « On atteint le
Moyen Âge, le XV e siècle certainement. On peut
reconnaître, côté nord, un ange et
côté sud, un personnage debout qui doit être
Saint-André », ont expliqué les deux
spécialistes.
Privées de protection, les deux peintures murales sont
devenues plus fragiles. Dans un premier temps, une étude
préalable est probable avec la venue d'un restaurateur.
L'étude déterminera l'état, les surfaces et
l'avenir possible des peintures. « On peut de nouveau
rêver », indique Danièle Cholet,
trésorière de l'association, avant de lancer un appel
à la générosité pour aider à
l'entretien et à la rénovation de
l'église.
(à
suivre)
Sources et lien :
http://www.stleger.info