LOIRE À VÉLO EN FÊTE

la oire à élo dans tous ses états

29 et 30 juin 2013

 

 

 

Depuis 2011, La Loire à Vélo propose, le dernier week-end de juin, différents parcours autour de thématiques comme la gastronomie, la culture, le patrimoine, la nature dans les villes et villages traversés par la Loire.

Le samedi 29 juin, un parcours intitulé "Récits de Loire" était proposé avec une animation sur la boucle Argenvières / St Léger le Petit / Beffes ayant pour thème : du Canal Latéral à la Loire à la cycloboucle - voies de développement industriel et touristique.

Des arrêts sur images ou pauses animées par un intervenant rythmaient ce parcours : c'est au pont des Radis à St Léger le Petit que le président de l'Entente des Canaux du Centre-France, Jacques Romain, a développé le thème sur le transport du fret par les canaux et évoqué St Léger le Petit au temps de l'usine à chaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA LOIRE A VELO EN FETE

 

I - Le transport fluvial

Le transport fluvial de marchandises est économique, propre, fiable et sûr. Le réseau de transport fluvial, en particulier les voies à grand gabarit dispose d’atouts indéniables pour constituer une réelle alternative au mode routier sur des couloirs particulièrement encombrés (RN7, RCEA…) C’est pourquoi l’objectif affiché dans le schéma de services de transport de marchandises est le doublement du trafic fluvial de marchandises à un horizon de dix ans.

Depuis le début des années 1970, où il représentait 110 millions de tonnes et 14 milliards de tonnes-kilomètres, le transport fluvial a connu un déclin important.

Ce déclin s’explique tout d’abord par les évolutions structurelles de l’économie : déclin des industries lourdes traditionnelles et des transports de pondéreux, importance croissante de la rapidité des acheminements.

Il s’explique également par une perte de compétitivité de la voie d’eau due à plusieurs facteurs : vétusté du réseau et manque d’entretien entraînant des difficultés d’exploitation, rigidité des pratiques professionnelles, obsolescence du cadre législatif et réglementaire, et d’une manière générale, mauvaise insertion technique et commerciale dans les "chaînes logistiques" de l’économie moderne.

Un net redressement s’est opéré par le mode fluvial au milieu des années 90. Entre 1995 et 2005, l’activité passe de 5,8 à 7,9 milliards de tkm en 2005, soit une croissance moyenne de 3% par an. Cette progression du trafic est le fruit d’un effort important du secteur :

  • réduction de la surcapacité des flottes, dans le cadre d’un plan d’aide au déchirage
  • rénovation du cadre législatif et réglementaire relatif à l’affrètement et aux conditions d’accès à la profession
  • effort conséquent de l’Etat et de Voies Navigables de France en matière d’entretien et de restauration du réseau.

Le domaine public fluvial français comprend environ 18 000 km de voies d’eau dont 8 500 km sont navigables. Ces dernières se décomposent en fleuves, rivières et canaux aménagés, équipés et ouverts au transport de voyageurs, de marchandises et de plaisance. La France possède le plus long réseau de voies navigables d’Europe (38 000 km de voies navigables en Europe) mais est l’un des moins utilisés notamment pour le transport des marchandises.

La plus grande partie du réseau est gérée par l’établissement public Voies navigables de France : 6 700 km de voies navigables (dont 4100 km de réseau magistral utilisé pour le transport de marchandises et 2600 km de réseau régional, plutôt dédié au tourisme). Ce réseau comporte de nombreux ouvrages d’art : environ 400 barrages de navigation, 1799 franchissements de chute (écluses, échelles d’écluses, pente d’eau), 637 ouvrages de décharge (déversoir, siphon, vanne, etc), 83 portes de garde, 389 systèmes alimentaires (barrage-réservoir, rigole, station de pompage, contournement d’écluse...), 28 tunnels-canaux, 125 ponts-canaux, dont le plus célèbre et le plus long d’Europe à Briare, et 806 ouvrages de franchissement (pont, acqueduc...)

 

 

déchargement du bois à La Chapelle Montlinard - juin 2013

 

 

 

 

II - Un paysage de l’industrie : canaux et usines en Val de Germigny (Cher)

"En forme d'arc de cercle très ouvert, la vallée de Germigny, prolongée au nord par le bassin de Beffes, s'étend sur plus de 50 kilomètres entre Charenton-Laugère (Cher) au sud-ouest et La Chapelle-Montlinard aux portes de La Charité-sur-Loire (Nièvre) au nord. Dominant la Loire et l’Allier, c’est un pays de bois, d’eau et de prairies drainé par l'Aubois et la Vauvise. Sols et climat ont orienté la vallée de Germigny vers l'élevage du charolais au siècle dernier. Aujourd'hui, le tourisme trouve sa place dans l'économie régionale grâce à ses paysages verts, aux châteaux et aux églises romanes. L’industrie est présente avec quelques entreprises implantées avant tout dans les deux petites capitales que sont La Guerche-sur-l’Aubois et Jouet-sur-l’Aubois."

Ici, à Saint-Léger-le-Petit, l’usine des Radis, fondée en 1893 par Philogène LANGLOIS produisait 23000 tonnes de chaux et ciment par an à la fin du XIXe siècle. Dans les années 1930, POLIET et CHAUSSON détenait un quasi-monopole sur le ciment et rachetait toutes les usines du secteur, dont celle des Radis ; elle continua à produire du ciment jusqu’en 1939, date de sa fermeture définitive. POLIET et CHAUSSON, aujourd’hui CALCIA, produit toujours du ciment et de la chaux dans l’importante usine de BEFFES.

 

 

 

 

III - Des canaux pour la navigation et l’industrie : la formation d’un paysage

"Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le réseau naturel des voies navigables de la France centrale est complété par des canaux essentiellement orientés vers l’approvisionnement de Paris, tels que les canaux de Briare, d’Orléans et du Loing. Ces voies sont élaborées sur le principe d’une Loire navigable. Les conditions difficiles de navigation font que l’on aspire à plus de régularité et de sécurité. Le canal latéral à la Loire et le canal de Digoin à Roanne sont réalisés entre 1822 et 1838 pour suppléer ces insuffisances. Dans le même temps, le canal de Berry relie Marseilles-lès-Aubigny et Tours en traversant la province du même nom. Au sein du réseau régional, la zone sud-est composée des canaux de Berry, latéral à la Loire et du Centre est étroitement liée à l’industrie minière et sidérurgique, à l’image du réseau navigable qui se développe à la fin du XIXe siècle dans l’Est de la France."

 

 

les différentes fonctions de la voie d'eau

 

 

le canal latéral à la Loire, près d'Argenvières

 

 

IV - L'usine des Radis

"Située sur le canal latéral, commune de St Léger le Petit, elle était la propriété de M. Ph. Langlois dont l'activité de base avait été surtout commerciale sur la place de Paris. D'ailleurs, en 1899, le siège social était sur les Boulevards Morland et Bourdon.

Mais auparavant, en 1893, les fours à chaux "de la gare de Beffes" - il s'agit de la gare d'eau - étaient exploités par l'Association Langlois-Pointelet sous la marque "Langlois de Beffes", ce qui permet de déduire que l'Usine des Radis a été construite par M. Langlois dans les années suivantes, en tous cas avant 1899, puisqu'à cette date les "fours à chaux de la Gare de Beffes" avaient déjà changé 2 fois de direction et de marque.

Sur les en-têtes de lettres de Ph. Langlois de 1899 figurait la toute première Usine des Radis. Par une statistique, nous savons qu'à cette date, cette nouvelle usine produisait 23 000 tonnes l'an. En 1908, elle occupait 111 ouvriers. Il semble qu'en 1914 elle avait atteint son plein développement. C'est aux alentours de 1930 que l'apparition de la grande cimenterie Poliet et Chausson à Beffes a incité M. Langlois à accepter un accord de vente à cette société. Il s'en est suivi un arrêt des fabrications. Le petit chalet près de l'usine, qui était la demeure de M. Langlois, puis de son directeur, a été mis à la disposition du directeur de Poliet et Chausson, M. Caillette. En effet, le pavillon que ce dernier occupait à l'usine de Beffes allait disparaître avec l'agrandissement Indispensable de la carrière de la cimenterie. M. Langlois avait acheté pour lui la propriété de Mouron, commune de Mesves, dont il a occupé le château jusqu'à son décès. L'immeuble et le parc sont devenus propriété et annexe du C.H.S. de La Charité."

Paul Boulet - L'Echo Charitois - 29 décembre 1995

 

 

 

 

 

 

Sources :

Nous adressons nos plus vifs remerciements à Mme Nathalie Chauveau en mairie de Saint-Léger-le-Petit.

La Loire à Vélo en fête, le 20 juin 2013

 

 

« Ces lignes de navigation verront naître des usines sur leurs bords et dans leur voisinage »
Cette phrase prémonitoire date de 1829 !

 

 

 

 

 

lieu-dit "Les Radis" - le canal latéral à la Loire et la cycloboucle
cyclistes et plaisanciers - bel exemple d'espace partagé

 

 

 

 

le pont des Radis (pont mitoyen avec la commune de Beffes)

 

 

arrêt sur le pont

 

 

de l'autre côté du pont en direction de Beffes

 

 

 

 

pour tout savoir sur ce parcours facile

 

erci de fermer l'agrandissement sinon.

 

 

 

http://www.stleger.info