arie irard, enfant du pays

 

 


le Kaiser Guillaume II d'Allemagne dans les années 1890

"Il n'est pas si loin le temps où les galvachers allaient jusqu'en Anjou ou le Nord de la France se louer avec leurs bœufs, ni celui où les nourrices du Morvan montaient à Paris ou partaient pour l'étranger afin de subvenir aux besoins de la famille restée au pays. Témoin la nounou ci-dessous, Marie Girard, originaire de Saint Léger de Fougeret, portant dans ses bras le fils du Kaiser Guillaume II."

 


photo de 1901 prêtée par sa petite fille, Camille Girard-Arcelus

Source : http://leauvive.over-blog.com

 


 

 

acques oger enard
enfant du pays

 

 

  • Alias : Thibaud - Coignet - Turpin
  • Chevalier de la Légion d'Honneur
  • Compagnon de la Libération - décret du 19 octobre 1945
  • Croix de Guerre 39/45 avec palmes

Jacques Roger Renard est né le 16 avril 1914 au hameau des Rollins, à St Léger de Fougeret, dans la Nièvre.

 


l'ancienne école des Rollins, à St Léger de Fougeret
où est né Jacques Roger Renard le 16 avril 1914.

 

Fils de Joseph Léon Renard, instituteur, et de Thérèse Eloïse Ravier, institutrice, son épouse.
Pupille de la nation, son père est tombé en Alsace en septembre 1914.

Il fait des études au lycée de Nevers avant d'obtenir son baccalauréat et de préparer ensuite à Dijon les concours des Hautes Ecoles Administratives.
Admissible à Polytechnique, il est reçu à Centrale et devient ingénieur.

Ayant fait son service militaire dans la marine, il est mobilisé en 1939 comme officier de réserve et est envoyé à Paris pour y organiser la défense anti-aérienne.

En mai 1940, il est affecté à Dunkerque où il prend le commandement d'une batterie.
Il retourne ensuite à Paris où, au cours d'une action, il sauve une grande quantité de munitions alors qu'il se trouve sous le bombardement ennemi, ce qui lui vaut la Croix de Guerre.
Enseigne de vaisseau de 2e classe, il est démobilisé fin août 1940.

 

 

Dès novembre 1940, ayant refusé l'armistice, il entre activement dans la résistance.
En janvier 1943, il devient adjoint au chef régional du mouvement "Libération" à Toulouse.
En octobre 1943, il est nommé enseigne de vaisseau de 1ère classe.

Recherché par la Gestapo pour son activité dans les Corps-Francs et notamment pour le sabotage d'une usine d'aviation et le déraillement d'un train, il se voit contraint de changer de région ; il s'installe alors à Marseille où, en février 1944, il est nommé membre du Directoire régional des Mouvements Unis de Résistance (MUR), chargé spécialement de l'action immédiate pour le Sud-Est.

En mai 1944, il est nommé Chef régional FFI pour la région R2 (Marseille-Nice) en remplacement du colonel Robert Rossi, arrêté par la Gestapo.

Il est lui-même arrêté par la Gestapo à Nice le 28 juillet 1944 avant d'être fusillé, probablement le 15 août 1944.
Son corps repose à Nice, au cimetière de l'Ariane en fosse commune.

 

Ce document provient d'un site fort intéressant dont nous vous conseillons la lecture,
celui de l'Ordre de la Libération.

Pour le visiter,
cliquez sur la Croix de la Libération :

Le 5 novembre 2010, une cérémonie en son hommage a été orchestrée par le Souvenir Français, section de la Nièvre, pour enfin inscrire son nom au monument aux morts de la commune de St Léger de Fougeret.

Voici l'article du Journal du Centre, daté du samedi 6 novembre 2010, concernant l'hommage rendu à Jacques Roger Renard, Compagnon de la Libération, avec pose d'une plaque où son nom est inscrit :

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

e domaine de outeloin

 

 

Extrait de l'article de Philippe Broussard
publié dans LE MONDE début février 2002 :

Le centre de formation de Bouteloin veut enseigner une religion "authentique et adaptée".
Cent soixante étudiants des deux sexes sont accueillis au sein de cet institut créé il y a dix ans dans un village de la Nièvre.
De leur propre aveu, les paysans des environs n'y prêtent "même plus attention". A les entendre, "chacun vit sa vie", et c'est "très bien ainsi".
La présence d'un centre de formation d'imams à St Léger de Fougeret (360 habitants) ne pose aucun problème de cohabitation avec la population.

 

Pour lire la suite,

le site Internet
du journal LE MONDE

http://www.lemonde.fr

 


 

 

lain olas (1943-1978)
le Morvandiau flottant

 

 

"Je suis dans l’œil du cyclone. Il n’y a plus de ciel ; tout est amalgame d’éléments, il y a des montagnes d’eau autour de moi". Tel est le dernier appel radio du skipper du Manureva (en tahitien : oiseau du voyage), le 16 novembre 1978, en pleine route du Rhum. Le mystère de sa disparition n’a jamais été éclairci.

"Ma victoire n'est pas la mienne, elle est celle de ma famille."
(Transat 1972)

Né à Clamecy, dans la Nièvre, à 70 km de St Léger de Fougeret, le 16 septembre 1943, issu d’une famille de faïenciers perpétuant une vieille tradition, Alain Colas a fait d’excellentes études au collège de la ville. Encore étudiant, il crée le club clamecycois de canoë-kayak. Puis il part en Australie où il enseigne le français. En 1966, il rencontre Éric Tabarly qui lui offre son premier embarquement en tant que cuisinier de bord. Mais cela ne le satisfait pas. Devenu navigateur, il est alors critiqué, méprisé par ses pairs qui le surnomment "le Parisien", mais aussi l’un des plus admirés par le public et les médias.

Détesté ou adulé, Alain Colas fait un parcours hors normes. En 1972, il est vainqueur de la transat anglaise sur son premier Pen Duick IV en 20 jours, 13 heures 15 minutes. En 1973-74, il est le premier skipper à boucler le tour du monde en 169 jours sur le Manureva. Il est également un précurseur en matière de sponsoring et de gigantisme avec son quatre mâts de 72 mètres : le Club Méditerranée, qu’il a entièrement conçu.

Lors d’une escale à Tahiti, il rencontre Teura dont il aura trois enfants : Vaimiti, Torea et Tereva. Il publie deux livres : Cap Horn pour un homme seul et Tour du monde pour une victoire.

En 1975, une chaîne de mouillage lui broie la cheville. Il se bat et, après 22 interventions chirurgicales, il s’engage dans la Transat 1976 qu’il termine 2e, six heures après Tabarly.

En 1978, il s’élance sur la première "Route du Rhum". Le 16 novembre, il a une brève et ultime conversation avec sa compagne Teura (...) Collision dramatique avec un cargo au large des Açores ? Vague fatidique qui l’emporte ? Nouvelle vie dans un coin reculé de la planète ? Aucune hypothèse n’a pu s’imposer. La "légende Colas" continue de courir les océans.

Source : "le Morvandiau de Paris" - novembre 2004

 

Ci-dessous un extrait du Journal du Centre du 23 janvier 2013 :

 

 

 

 

 

 

 

 


La disparition d'Alain Colas inspira Serge Gainsbourg qui écrivit en 1979 les paroles de la chanson Manureva, composée et chantée par Alain Chamfort

 

 

 

 

 

http://www.stleger.info