SUR LES PAS DE BONAPARTE

 

 

L'office de tourisme de la ville de Valence a créé les circuits "Bonaparte en Drôme-Ardèche". L'un d'eux inclut SAINT LAGER BRESSAC.
Ces 5 circuits évoquent les passages de Bonaparte dans différentes communes des deux départements. Des clous disposés au sol devant les parvis des mairies concernées matérialisent ces étapes.

Napoléon Bonaparte né le 15 août 1769 à Ajaccio, en Corse est mort le 5 mai 1821 sur l'île Sainte-Hélène. D'abord militaire de haut rang, il devint 1er Consul (coup d'état du 18 Brumaire, 9-10 novembre 1799) puis Empereur des Français (2 décembre 1804).
Sur le continent, Napoléon bouleversa la carte politique de l'Europe par ses victoires successives sur l'Autriche (1805), la Prusse (1806), la Russie (1807).

De son vivant, il acquit une grande notoriété pour son génie militaire et politique. Son despotisme, ses incessantes campagnes militaires coûteuses en vies humaines et soldées par de lourdes défaites en Espagne, en Russie et finalement à Waterloo entraînèrent sa chute et son exil à Sainte-Hélène.

 

Bonaparte en Drôme-Ardèche

 

L'économie locale en 1785

Lorsque Louis Napoléon Bonaparte vient prendre ses fonctions de lieutenant en second en novembre 1785 à Valence, la ville compte près de 9 000 habitants et occupe la 2e place dans le Dauphiné, après Grenoble. Sa célèbre université, qui ne s'est jamais remise des guerres de religion, est moribonde. Elle ne survivra pas à la Révolution.
Le pouvoir épiscopal demeure intact et l'Église est omniprésente à travers de multiples établissements conventuels qui absorbent depuis un siècle l'essentiel de l'espace urbain alors que la cité est littéralement étouffée par ses remparts qui ne seront mis à bas qu'à la veille du second Empire.
Bonaparte découvre, de part et d'autre du Rhône, un territoire à vocation essentiellement agricole. Les plaines fertiles de Valence et de Montélimar, comme l'étroit couloir rhodanien de la rive droite du fleuve, sont favorables à la culture, contrastant avec les zones montagneuses toutes proches, mais elles se cantonnent à une production vivrière. On y sème le froment, le seigle, l'orge, le blé noir, l'avoine et l'on y cultive la vigne. Les noix de la vallée de l'Isère fournissent l'huile. Le mûrier est implanté, jusque dans les faubourgs de Valence et l'élevage du ver à soie connaît un véritable essor.

 

Le circuit ouest

1. SAINT PERAY

En 1786, Bonaparte, excellent géomètre, mesure précisément la hauteur de la falaise calcaire au pied de laquelle se niche Saint-Péray, coquette cité du vin blanc. En 1791, il escalade, au grand effroi de son frère Louis, la paroi verticale sur laquelle est construit le château de Crussol, berceau de la famille d'Uzès.

2. BOFFRES

Dans son château de Boffres, le baron Bouvier de Cachard, ancien capitaine du régiment de Bouillon, dont le fils Jean-Humbert sert au sein du régiment d'artillerie de Valence, organise des fêtes et des bals. Bonaparte et le futur maréchal Victor gravissent plusieurs fois à cheval la route du Puy pour y participer.

3. VERNOUX-EN-VIVARAIS

Pour rejoindre la vallée du Rhône, Bonaparte emprunte la route des crêtes, maintenant appelée route Napoléon. Il traverse Vernoux dont le cimetière accueille les sépultures de Jean-Jacques Sabatier, vétéran de la Grande Armée mort en 1894 à l'âge de 102 ans et du colonel Dubois de Montreynaud, qui servit à Toulon et en Italie.

4. SAINT GEORGES LES BAINS

Bonaparte se rend plusieurs fois à Saint Georges, lieu de villégiature estivale des nobles et des militaires, pour soigner dans une source d'eau ferrugineuse encore présente "la maladie du cavalier" qui l'affecte. Bloqué par un orage violent, il passe la nuit dans une grange à foin qui existe toujours à l'entrée du village.

5. LA VOULTE SUR RHONE

Dès 1785, Bonaparte se rend chez le Capitaine Tardy de Montravel, qui sert au régiment de la Fère. Il rencontre aussi Molière du Bourg qu'il nommera directeur des postes aux armées d'Italie et d'Egypte, et d'Azémar qui deviendra général de brigade et baron de l'Empire. Certains platanes, plantés en 1807 par le maire Grégoire, en souvenir de Tilsit, ombragent toujours la place principale.

6. SAINT LAGER BRESSAC

Au cours de ses deux séjours valentinois, Bonaparte participe à plusieurs reprises aux bals que donne Jean-Baptiste de la Pimpie, comte de Granoux, en son château bâti en 1584 par la famille Bezangier. Cet ex-lieutenant des maréchaux de France représentera la noblesse à Villeneuve de Berg en 1789.

7. MONTELIMAR

accueille le futur empereur de nombreuses fois. Le 10 mai 1795, Bonaparte qui rentre d'Italie avec Junot et Marmont dort au relais de poste appelé aujourd'hui "Relais de l'Empereur". Le 24 avril 1814, en route pour l'Ile d'Elbe, il s'y repose une dernière fois sur une table, maintenant déposée à l'Hôtel de Ville.

8. LA COUCOURDE

Le 23 août 1793, Bonaparte, arrivant d'Avignon, change d'équipage au relais de la poste de Leyne qui existe depuis le début du 17ème siècle. En route pour Nice, où il va remplacer Schérer à la tête de l'armée d'Italie, Bonaparte repasse par la Coucourde le 18 mars 1796.

9. LORIOL SUR DRÔME

Le 9 juillet 1793, le capitaine Bonaparte dort au relais de poste de Loriol. Le lendemain, il part rejoindre à Avignon le général Carteaux, qui dirige l'armée opposée aux Royalistes. Guy Blancard, avocat rallié au coup d'Etat du 18 brumaire, repose à Loriol.

10. LIVRON SUR DRÔME

C'est à Livron, guerrière patrie des Montbrun, que Napoléon, déchu, entend une dernière fois crier "Vive l'Empereur !" le 24 avril 1814. Il connaît bien les lieux qu.il a fréquentés dès 1778, lorsque son père Charles l.emmenait au Collège d.Autun avec son frère Joseph. 

Bulletin municipal de Saint Lager Bressac - mai 2010

 

Pour poursuivre la visite : http://www.valencetourisme.com/pdf/bonapartedrome.pdf

 

 

 

 

 

http://www.stleger.info