ISTOIRE DE ENNE D'GENAIS

Au XIIe siècle, le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri Plantagenêt fera passer l'Agenais sous la domination anglaise.
Leur fils, Richard Coeur de Lion, séduit par la situation stratégique de Penne, y fait bâtir une puissante forteresse au pied de laquelle vient se blottir la ville.
Dès lors, Penne sera "la clé du Duché de Guyenne" dont, au cours de guerres incessantes, les armées se disputeront la possession.

  Lot et Garonne

Dès le début du XIIIe siècle, Penne avait reçu une charte de coutumes qui accordait à la "commune" le droit de s'administrer elle-même.
Relevant directement du roi, elle est gouvernée par les consuls élus par les notables. Elle possède alors sa police, sa justice et ses armoiries.

Jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, elle restera une des communautés d'habitants les plus étendues de l'Agenais, bien que, au cours des siècles, Frespech et Puycalvary, avec leurs paroisses respectives, aient été érigées en seigneuries indépendantes de Penne.
 

Penne d'Agenais 

 

Cette coquette cité, élue par des artistes en résidence, se dresse au-dessus du Lot et offre l'un des plus beaux panoramas du département.

Quand, en 1601, Henri IV fit démanteler ses ouvrages militaires, Penne, qui avait été une sorte de fort de Sedan occitan pendant des siècles, perdit tout enjeu et trouva la paix (si l'on oublie la peste, les famines et la Révolution…) De fait, ce bourg, patchwork de pierres et de briques épargné par la modernité, presque entièrement restauré et peuplé d'artistes et d'artisans d'art, est le plus visité par les touristes.

Avec leurs façades ornementées, leurs pans de bois, les lobes et les meneaux de leurs fenêtres, les ruelles très pentues conduisent en beauté le visiteur, tout en haut, vers la basilique de Peyragude.

C'est une sorte de Montmartre pennois néo-byzantin (1897-1948), dont la disposition est idéale pour découvrir, en bas, l'autre Penne, celui du port sur le Lot ou, de l'autre côté, du lac aux rives aménagées d'installations touristiques.

 

Source :

Guide Gallimard du Lot-et-Garonne, publié en ligne sur l'excellent site http://www.lot-et-garonne.fr dont nous vous conseillons la visite.

 

 

E BLASON DE ENNE

 

Voici notre blason, dont les armoiries dérivées du sceau et du contre-sceau initiaux sont sculptées sur la façade de la mairie.
La croix des Comtes de Toulouse s'est transformée en clefs en sautoir et les pennes d'oiseaux (pennes : Penne) sont devenues coquilles marines (pinna : Penne), emblèmes des pèlerins de Saint Jacques.


http://commons.wikimedia.org

 

 

 

 

 

le sceau de Penne d'Agenais

 

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AUL ROMENT

 

"Plus qu'un roi,
le laboureur
a le droit de se dresser
"

Gravée sur la façade de la mairie, on remarquera aussi cette phrase du poète occitan Paul Froment, né dans le Lot en 1875, et dont Penne d'Agenais reste la patrie d'adoption. C'est à l'âge de 17 ans, alors qu'il est ouvrier agricole à Massels, qu'il écrit ses premières poésies.

Quelques années après son décès à 23 ans, dans des circonstances restées mystérieuses alors qu'il réalise son service militaire, Penne élève un monument en son honneur, un buste de bronze qui sera dérobé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

La place de la mairie porte le nom du poète.

 

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la statue de Paul Froment - 1903

 

 

le monument au félibre Paul Froment

Buste du jeune poète mort accidentellement en 1898 à 23 ans.
En 1903, ses admirateurs et amis lui érigèrent par souscription publique un monument inauguré le 23 juillet, sous la présidence du ministre de l'instruction publique, oeuvre réalisée par le sculpteur Antoine Bourlange.
La statue a été fondue pendant la guerre 39-45.

 

la place de la mairie

 

 

 

la rue Bombecul

Elle grimpe, elle grimpe, et tient son nom de la position requise pour la gravir…

Quant à Notre-Dame de Peyragude, ce nom laisse à penser que le sanctuaire était à l'origine un lieu de culte pour les Gaulois. En effet, la présence d'une "pierre aiguë", rocher ou menhir, correspondrait bien à la pratique gauloise qui encourageait la vénération des minéraux et végétaux.

la rue Bombecul

 

 

AUL UTH

L’écrivain français Paul Guth (1910-1997), auteur de la chronique à succès du Naïf qui compte 7 volumes, est inhumé dans le cimetière de Ste Foy de Penne.
Il y a 8 cimetières sur la commune de Penne : 1 à Port de Penne, 2 à Penne bourg, 1 à St Léger, 1 à Ste Foy de Penne, 1 à Noaillac, 1 à Allemans, 1 à St Martin des Cailles. En somme, autant de cimetières que d'églises !

"Ce dimanche 7 mars 2010, la municipalité a tenu à honorer la mémoire de Paul Guth.
Paul Guth, né le 5 mars 1910, dans une famille modeste de Villeneuve-sur-Lot, est décédé le 29 octobre 1997, à Ville-d'Avray. Il repose maintenant avec son épouse dans le petit cimetière de Sainte-Foy à Penne-d'Agenais.

le caveau de Paul Guth et de son épouse au cimetière de Ste Foy

Romancier, essayiste, chroniqueur, historien, il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages parfois teintés d'histoire, d'anecdotes contemporaines ou de critiques. Il fit partie des premiers du Comité de la société des poètes et artistes de France. En 1984, il reçut le prix Chateaubriand pour son livre "Enfance pour la vie". Mais, après cinquante ans de vie littéraire, en 1994, on le rencontre en philosophe, observateur impitoyable de son époque. Il s'éteindra trois ans plus tard.

Pour le centenaire de sa naissance, entouré de quelques amis, le sculpteur Louis Laur, son dentiste et le conférencier Charles Picot, la municipalité a déposé une gerbe sur son caveau à Sainte-Foy.
Une visite du village et une lecture de passages de livres écrits par Paul Guth étaient organisées par l'Office de tourisme l'après-midi. Tandis qu'en début de soirée, le conférencier Charles Picot a retracé la vie du Villeneuvois."

Source :

 

 

ES ESTIGES


une rue de Penne
© http://www.ville-pennedagenais.fr

  • Trois portes du mur d'enceinte évoquent le Moyen-Age : la Porte de la Ville, la Porte de Richard (Ricard est Richard, en langue d'Oc) et la Porte de Ferracap (son voisinage du gibet lui doit son nom : fer au cap, ce dernier mot devant être pris au sens de tête).
  • Les anciennes demeures des marchands avec leurs larges arcades
  • La prison royale a été conservée intacte.
  • De l'église du XIIIe siècle, il reste 2 chapelles creusées sous la place de la Mairie.
  • La chapelle primitive de Notre-Dame de Peyragude, détruite sous la Révolution, a été remplacée par le sanctuaire actuel en style roman-byzantin.
  • A l'est de la Porte de Ferracap, le plateau St Michel, qui domine la vallée du Lot, garde le souvenir de la Guerre de Cent Ans : "La Tranchée des Anglais".

2 photos du sanctuaire Notre-Dame de Peyragude de Penne d'Agenais ici
panoramique à 360° de l'intérieur de Notre-Dame de Peyragude
ici
panoramique à 360° de la rue et de la place de l'église ici

 

pont romain de Penne d'Agenais (source CDT 47) - http://www.lot-et-garonne.fr

 

pont romain de Penne - http://www.lot-et-garonne.fr rubrique Diaporamas

 

vue depuis Penne - http://eva.baila.over-blog.com 

 

"En 1212 Penne était cathare, en 1562 protestante. Toujours rebelle. La nature en avait décidé ainsi en lui assignant comme séjour cette insurrection de rocs." (Paul Guth)

 

Liens pour poursuivre la visite :

 

 

 

 

http://www.stleger.info