bref istorique
de Saint Léger la allu

 

les déclinaisons successives

d'après le dictionnaire topographique de la Vienne de Redet

  • 1272 : PRIORATUS SANCTI LEODEGARII DE PALUDE
  • 1334 : SAINT-LIGER EN PALU
  • 1410 : SAINT-LEGIER DE LA PALUZ
  • 1476 : SAINCT-LEGIER LA PALUZ
  • 1478 : RECTOR SANCTI LEODEGARII lN PALUDE
  • 1528 : SAINCT-LEGIER EN PALUDZ
  • 1596 : SAINCT-LIGIER EN PALLU
  • 1715 : SAINCT-LEGER LA PALLU
  • 1807 : SAINT-LEGER LA PALU

L'église est située dans un bas-fond marécageux. Comme son nom l'indique (PALUDE en 1272), c'est probablement une déclinaison de paludisme.

Avant 1790, la paroisse faisait partie de l'archiprêtré de Dissay, du duché, de la sénéchaussée de Châtellerault et de l'élection de Poitiers. Le prieuré et la cure dépendaient de l'abbaye de Saint-Benoit de Quincay.

 

ordonnance du 1er décembre 1819

extrait de l'Ordonnance Royale du 1er décembre 1819 décidant le rattachement de la Commune de Saint-Léger La Pallu à celle de Marigny-Brizay :

Louis XVIII

Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre
à tous ceux qui la présente verront, Salut,
Sur le rapport de notre ministre secrétaire d'Etat au département de l'Intérieur
notre Conseil d'Etat entendu,
nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit,

Article 3

Les Communes de Marigny-Brizay et de Saint-Léger La Pallu, département de la Vienne, sont réunies pour ne former qu'une seule mairie dont Marigny-Brizay sera le chef-lieu, les registres et papiers des deux Communes y seront rassemblés.

Article 4

Le Préfet du département procédera sans délai à la nomination du maire, Adjoint et Conseillers municipaux de la nouvelle mairie.

Article 5

Les parties qui la composent continueront à jouir séparément des droits d'usage ou autres qui peuvent leur appartenir, mais elles concourront en commun aux dépenses municipales.

Article 6

Nos ministres secrétaires d'Etat de l'Intérieur et des Finances sont chargés de l'exécution de la présente ordonnance.

Donné en notre château des Tuileries le 1er décembre l'an de grâce mil huit cent dix neuf, de notre règne le vingt cinquième.

Signé LOUIS  

Par le Roi, le ministre secrétaire d'Etat au département de l'Intérieur, signé Comte Decazes.
Pour ampliation, le maître des requêtes, secrétaire général du ministère de l'Intérieur, signé Mirbel.
 

Pour extrait conforme,
Le Conseiller de préfecture, secrétaire général : M. des Places-Desessarts

 

Pourquoi ce rattachement ?

Peut-être pour des raisons financières ou de commodités. D'autres regroupements eurent également lieu dans notre département à la même époque.
Il est aussi possible qu'il y ait eu l'intervention de quelques personnages influents et bien en cour à la Préfecture.
Cependant, un fait mérite d'être signalé : les deux paroisses avaient déjà été réunies en 1803, alors pourquoi pas les deux municipalités ?
La réunion des deux paroisses ne dura pourtant pas puisqu'en mai 1878, on se séparait à nouveau.

Arrêtés du Préfet faisant suite à la réunion des deux communes ordonnée par l'Edit Royal du 1er décembre 1819 :

  • Le 23 décembre 1819 : De BOYNET Pierre-Frédéric est nommé Maire.
  • Le 7 février 1820 : De LALANDE Jean-Marie est nommé Adjoint.
  • Le 12 mars 1820 : AUTEXIER Jean, de BRISSAC Philippe, des COURTIS Henry, CREUZÉ Jacques, DESCOUX Jean, DESCOUX Louis, GARNIER Pierre, MOINE Jean, MOINE Louis et MESNARD François sont nommés conseillers municipaux.

Avant leur installation, chacun des membres ainsi nommés devaient prêter le serment dont la teneur était : "Je jure fidélité au Roi, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du Royaume".

Enfin, en octobre 1820, un recensement fut organisé : 722 habitants furent dénombrés dans 182 feux répartis dans 41 hameaux ou villages. La population se composait comme suit :

  • 171 garçons - 216 filles
  • 148 hommes et femmes mariés
  • 9 veufs - 28 veuves
  • 2 hommes aux armées.

 

Saint-Léger, un bourg dynamique ?
Certainement !

L'importance de ses foires passées en atteste. Elles étaient au cours du XIXe siècle au nombre de cinq par année. Elles se tenaient les 1er, 16 et 29 octobre et les 14 et 28 novembre. Plus tard, en 1866, ces dates furent remplacées par le 10 octobre, 10 novembre, 10 décembre, 10 février et 10 mars. Enfin, en 1899, on y ajouta le 10 janvier.
Elles concernaient principalement le négoce des bestiaux et produits du sol. La guerre de 1914-1918 interrompit ce genre de pratiques.

Quelques exemples du coût des plaçages institué par le Conseil Municipal en 1836 :

  • Par chaque bœuf, vache, cheval ou mulet : 10 centimes
  • Par chaque veau, truie, cochon, chien ou brebis : 5 centimes
  • Par chaque oie ou couple de poulets et autres volailles : 5 centimes
  • Par chaque marchand de poisson frais ou salé : 15 centimes
  • Par paquet de chanvre : 5 centimes
  • Par panier de légumes ou fruits, crus ou cuits : 5 centimes
  • Par sac de noix, pois, oignons, carottes, chènevis : 5 centimes
  • Par chaque cochon gras ou maigre, ou de lait : 5 centimes
  • Par chaque marchand de mouchoirs, livres, christs, images pieuses ou tous autres portraits : 15 centimes
  • Par pièce de toile : 10 centimes
  • Par chaque marchand d'étoffe, par mètre de longueur : 20 centimes
  • Par chaque marchand de sabots, de vaisselle : 15 centimes
  • Par chaque marchand bourrelier, fripier, taillandier, cloutier : 15 centimes
  • Par chaque marchand de pendules : 20 centimes
  • Par chaque bijoutier, quincaillier, cordier, cordonnier : 20 centimes
  • Par chaque marchand boisselier, de cribles, tamis, chaudières : 25 centimes
  • Par chaque cabaretier, par mètre de longueur : 10 centimes
  • Par chaque tireur de cartes ou tireuse de bonne aventure : 10 centimes
  • Par chaque conducteur de bêtes fauves, combats d'animaux, joueur de marionnette, ménestrel : 3 francs

 

recensement de Marigny-Brizay en 1906

dénombrement des habitants par village :

Marigny le bourg

26 foyers

103 habitants

Les Renardières

3

12

La Carillonnerie

1

3

L'Habit d'Or

3

7

Le Jau

2

4

L'Abbaye

6

19

Le Pierron

1

2

La Rotisserie

1

5

La Cêtre

15

52

La Grotte

3

9

L'E'rable

1

2

La Lande

1

4

Les Varennes

1

2

La Vault

14

45

Les Roches

3

10

L'Aubonnière

3

14

La Gouffrie

2

6

Le Chatelet

5

23

Baïdon

1

3

La Plaine

1

5

La Carcaudrie

1

4

La Chapelle de Jeu

1

2

La Petite Tour

1

2

La Fouchallerie

1

5

La Garenne

1

6

La Ruette

1

6

La Tour Signy

5

17

Saint-Philibert

1

5

Le Coteau

18

61

Truet

3

16

La Mare

5

19

La Baron

1

5

Méocq

5

25

Brizay

2

11

La Folie

1

2

Pic

1

8

Saint-Gabriel

1

5

Le Parc Roger

1

6

La Chavèche

1

1

La Chaume

1

4

L'Écu

11

40

Les Rapines

2

6

La Touche

3

17

La Beaudragère

4

12

La Mailleterie

10

35

La Fuye

1

4

La Vaudiot

2

11

Grémillon

2

4

Chenagon

5

17

La Tourette

10

39

Clouachard

1

6

Saint-Léger

49

203

Yvernay

17

56

Bourg Joly

3

12

Santilly

1

6

Les Périnches

4

12

Le Bouchet

1

7

Le Moulin du Bois

1

3

La Brellacquerie

2

9

La Taille des Cosses

1

4

Total

275 foyers

1 043 habitants

 

évolution démographique au XXe siècle

Il s'agit bien sûr de la commune de Marigny-Brizay dans son ensemble :

année

hab.

année

hab.

1901

991

1906

1043

1911

979

1921

875

1926

808

1936

739

1946

817

1954

819

1962

793

1968

766

1975

740

1981

972

1990

1026

1999

969

Source : "Si Marigny-Brizay m'était conté..." - Jean-Claude Lemoine - 2003

 

 

 

 

 

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