l'église et la place Saint-Léger

 

l'église et la place Saint-Léger

 

La paroisse de Pougues fut érigée en 1061 par Hugues II, évêque de Nevers. L'église, dédiée à Saint-Léger, ancien évêque d'Autun, est un édifice datant du XIe siècle. Son plan est en croix, terminé par 3 absides en cul de four, la principale à pans coupés. Le choeur est voûté en berceau et orné d'arcatures cintrées sur colonnettes.

A la suite d'un incendie, l'église a été interdite du 28 février au 7 avril 1707. Les baptêmes, mariages et enterrements se firent alors à Germigny, Soulangy et Satinges. Il y eut une exception, l'inhumation de Marie Loppier, 78 ans : une autorisation spéciale avait été accordée par l'évêque.

 

 

Le choeur de l'église est roman et subsiste toujours. Le clocher a été refait au XVe siècle et des restaurations ont été effectuées sur l'édifice à différentes époques. Notons au passage que le 19 juillet 1773, trois cloches furent fondues en présence de nombreuses personnalités, dont M. le Duc de la Vallière, pair de France.

La fête du Saint Patron de la paroisse est le 2 octobre.

 

 

 église Saint-Léger - choeur du XIe siècle - carte écrite en 1903

 

 

la façade

le clocher

 

 

 

 

la renommée de Pougues les Eaux

"Ce n'est qu'à partir de 1568 que Pougues prend son essor, grâce à ses "eaux miraculeuses", essor qui durera plus de 4 siècles.

Jean Pidoux, grand-père maternel du fabuliste La Fontaine, avait entendu parler des vertus curatives des eaux de Pougues. De tous les environs on venait à Pougues puiser l'eau qui guérissait, disait-on, de nombreuses maladies.
Jean Pidoux publie en 1584 son livre "Des fontaines de Pougues en Nivernais, de leur vertu, faculté et manière d'en user". Il indique 2 fontaines près l'une de l'autre, l'une appelée Saint-Léger, l'autre Saint-Marcel. Devenu médecin du Roi de France, Jean Pidoux conseilla à Henri III, qui souffrait de coliques néphrétiques et qui se croyait "envoussé", de venir prendre les "eaux" de Pougues. Henri III se trouva si bien après sa cure qu'il revint en compagnie de sa mère, Catherine de Médicis, qui souffrait aussi de douleurs néphrétiques.

Catherine de Médicis fit graver sur la margelle du puits de la source Saint-Léger l'inscription en latin :

Les Rois, la Renommée ont célébré ces eaux
Buvez et vous aurez remèdes à tous vos maux

Les rois de France et l'aristocratie, continuèrent à venir prendre les eaux à Pougues : HENRI IV, MARIE DE MÉDICIS, LOUIS XIII, GASTON D'ORLÉANS dit MONSIEUR, LOUIS XIV en compagnie de Mademoiselle de FONTANGES, les filles de LOUIS XV.

Marie de Gonzague (1622-1667), fille du Duc de Nevers, qui devint Reine de Pologne, fit à Pougues de fréquents séjours.
A la fin du XVIIIe s., le Prince de Conti vint régulièrement à Pougues. Il fit planter des tilleuls de Hollande dans l'avenue qui porte aujourd'hui son nom, et dans le Parc Chevalier. Lors d'un séjour qu'il fit en Nivernais, Jean-Jacques ROUSSEAU rendit visite à Pougues au Prince de Conti, son bienfaiteur.

Source ;O) et lien à visiter : http://www.ot-pouguesleseaux.fr

 

 

 

 

le parc Saint-Léger

 

1904

 

Artistiquement dessiné, planté de grands arbres aux essences les plus diverses, parsemé de massifs colorés et traversé de belles allées, le parc de Pougues les Eaux, avec une superficie de plus de 8 ha, a longtemps été un but de promenade pour de nombreux Nivernais.

Les baigneurs étaient particulièrement choyés par la Compagnie des Eaux. Une laiterie était mise à leur disposition et tout un chacun pouvait consommer le bon lait tout chaud sortant des mamelles d'une vache compréhensive.

 

le casino de Pougues les Eaux

 

Une voiture, tirée par des chèvres, promenait ceux qui le désiraient à travers le parc en partant du promenoir.

Des jeux de plein air, tennis, crocket, étaient à la disposition des curistes. Un tir au pigeon fut inauguré le 23 août 1896.

Il a fallu attendre le 4 mai 1973 pour que ce parc devienne un site inscrit.

 

le lac, les sources St Léger et St Léon, et le Splendid Hôtel dans le parc de l'établissement thermal

 

 

 

 

l'Allée des Soupirs - 1910

 

 

 

 

 

la source Saint-Léger

 

 

 

 

 

 

 

la source Saint-Léger

 

 

 

 

la source Saint-Léger

 

 

 

Cette source doit son nom à l'ancien évêque d'Autun, né en Neustrie (vers 616 - 678), qui eut les yeux crevés par ordre d'Ebroïn.

 Quelques dates importantes :

  • 26 août 1632 : édit du roi Louis XIII
    "Par ordre du Roy, commandons à Bouvard, surintendant général des Eaux minérales de France, de faire transporter les Eaux de la source Saint-Léger en bouteilles cachetées de cire rouge, afin que ces Eaux estant portées fidèlement, les malades puissent jouir des dons et grâces espéciales que Dieu leur a desparties."
  • 1670 : lettre patente de Louis XIV autorisant l'exploitation de la source Saint-Léger
  • 26 février 1745 : arrêt du Conseil du Roi Louis XV
    "Le transport des Eaux de la source Saint-Léger doit se faire dans des bouteilles de verre, double de pinte, mesure de Paris. Les bouteilles coéffées, bien ficelées, sont cachetées des armes du Roi et du cachet ordinaire du médecin intendant."
  • 1878 et 1889 : expositions universelles
    L'eau de source Saint-Léger de Pougues les Eaux est la seule classée hors concours.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

pied de la source Saint-Léger
oblitération de 1922

 

Jusque vers 1900, la buvette de la source Saint-Léger, sous sa tente en bois découpé, se trouvait dans la cour d'honneur, sur la droite de la grille principale, en face du pavillon administratif. Un large trottoir en dalles de Volvic, de couleur bleuâtre, reliait l'établissement thermal à la source Saint-Léger.

 

 

 

les bains et les douches de l'établissement thermal St-Léger

 

 

la même, colorisée

 

 

 

 

mandat de 1906

 

Tout baigneur qui désirait suivre un traitement devait en faire la déclaration au bureau de l'administration. Une carte d'abonnement à la buvette lui était alors délivrée. Cette carte numérotée lui donnait également droit à l'accès au parc de l'établissement et à la circulation dans toutes les propriétés de la Compagnie. Chaque carte était accompagnée d'un verre en cristal de Baccarat gradué en grammes. Ce verre, déposé à la buvette, permettait au buveur, contre la présentation de sa carte et le dépôt d'un ticket, d'aller boire facilement à toute heure.

 

 

 

sources Saint-Léger et Saint-Léon

 

 

 

 

 

Le verre, sur lequel les donneuses d'eau marquaient le numéro de la carte, était conservé par le baigneur après sa cure.

Source (!!) : "Le canton de Pougues à travers le passé", par Fabrice Cario, 1981

 

1907

 

 

 

 

Intérieur du pavillon des sources Saint-Léon et Saint-Léger

 

 

la source St Léger et St Léon - les donneuses d'eau

 

 

Pougues les Eaux - les donneuses d'eau - sources Saint Léon et Saint Léger dans le parc de l'établissement thermal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Il y avait de nombreuses sources à Pougues : la plus célèbre, Saint-Léger, à la température de 12°, eau de table pétillante et "salée" (bicarbonatée calcique), vendue en pharmacie, est à comparer avec l'eau de Spa, en Belgique, en un peu moins gazeuse.
Les sources Saint-Marcel, Saint-Bruno et Saint-Léon servaient pour les bains et les douches. Toutes se trouvaient dans le parc thermal.

Les sources Saint-Léger et Saint-Marcel furent les premières découvertes. Au XVIe s., elles n'étaient pas captées et émergeaient à 12° tout naturellement à la surface. Elles étaient tellement proches l'une de l'autre qu'elles finirent par se confondre.

A l'autre bout du village, non loin de la gare, deux autres sources d'eau de table gazeuse embouteillée : Elisabeth et Alice (1889 / 1891). D'autres sources furent également forées des années 1867 à 1895 : les sources Saint-Léon, Saint-Bruno ou source Jeanne d'Arc, source Bert, la Grande Source, source Guérault, source de Bourgneuf, source de l'Abîme.

 

le pavillon des sources Saint-Léger et Saint-Léon 

 

Pougues fut l'une des premières stations thermales en France à pratiquer l'hydrothérapie. Madame de Sévigné y fait référence dans l'une de ces lettres et la considérait comme "un nouveau purgatoire".
La Révolution devait interrompre la prospérité de Pougues, prospérité qui revint dès le milieu du XIXe s.

L'établissement thermal a accueilli les rois de France depuis 1574 (Henri III, Henri IV, Louis XIII, Louis XIV...), Jean-Jacques Rousseau également, jusqu'aux derniers curistes dans les années 1971 (concurrence de Vichy). La station thermale cessa son activité en 1975. Depuis 1976, le domaine thermal appartient au Conseil Général de la Nièvre.

Un forage a permis récemment de mettre à jour une nouvelle source, Lou (= Elisabeth + Alice). Son eau, faiblement gazeuse, devrait être prochainement commercialisée.

Renseignements datant de 2003

 

Pougues les Eaux - Source Saint-Léger
Le Parc Saint-Léger a été acheté en 1976 par le département de la Nièvre.

 

 

 

 

 

Splendid Hôtel dans le parc de l'établissement thermal Saint-Léger

 

 

journal "Le Gaulois" du 22 juillet 1896

 

 

 Hôtel St-Léger

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1908

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

réclame de 1884

 

 

 

1899

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A noter aussi à Pougues une maison de retraite : Seniorie Le Saint Léger

http://www.maisons-retraite.com/index.htm?nievre1-6.htm

 

et une "villa St Léger"

autres liens :
le site de la ville de Pougues ici :

http://www.ville-pouguesleseaux.fr/

 

historique de Pougues ici (2 Mo)
2012 à Pougues les Eaux

 

 

Merci de fermer l'agrandissement sinon.

 

 

 

http://www.stleger.info