ues anciennes et récentes de St Léger de ontbrun

 

 

 

 

St Léger de ontbrun, une mairie pour huit illages

Ci-dessous un article de la Nouvelle République en date du 12 février 1989 :

"A l’est de Thouars, s’étend Saint Léger de Montbrun, une vaste commune éclatée en huit bourgs. Aujourd’hui, on inaugurera à Vrères la nouvelle mairie.
Inutile pour l’automobiliste de chercher Saint Léger de Montbrun. Il n’y trouvera pas de village correspondant à ce nom. A l’est de Thouars, on arrive à Puyravault, l’un des plus gros villages de la commune. Plus loin se dessine Vrères, le bourg, qui comprend la mairie et la nouvelle salle socio-éducative, qui fait le bonheur du club du troisième âge.
Plus au sud, c’est Orbé, un village encore plus peuplé et qui possède l’école maternelle de la commune. Restent cinq autres hameaux, de cinquante à soixante habitants environ, Meulle, Tillé, Chenne, Daymé, et Rigny.

Tel est St-Léger de Montbrun, difficile à gérer pour une équipe municipale à cause des difficultés géographiques et également peu fortunée en raison d’une absence d’entreprise (à l’exception de la scierie d’Orbé) sur le territoire de la commune.
C’est aussi la seule commune annexe à Thouars qui n’appartient pas au district, sans doute parce qu’elle est plus rurale que les autres.
"Ici nous n’avons pas les atouts de Louzy", raconte Pierre Faucher, instituteur et secrétaire de mairie. "La taxe professionnelle représente 5% des revenus de la commune". Une contrainte financière qui n’altère pas la bonne volonté des responsables de la commune, soucieux de mettre en œuvre une politique d’amélioration du cadre de vie.

A Saint Léger, la population est en phase de croissance. L’école publique qui compte 157 enfants possède 6 classes et les perspectives ne semblent pas remettre en cause leur existence, bien au contraire. En une dizaine d’années, la population a augmenté pour atteindre 1 100 personnes environ aujourd’hui.

Une mairie moderne
Claude Guéret, maire, qui brigue un nouveau mandat, a d’autres projets pour sa commune : "La rénovation de la mairie était une nécessité."
Désormais (les travaux se sont terminés en octobre), les habitants qui y viennent disposent d’une salle d’attente. Les équipements sont plus modernes, plus aérés et le bureau du maire, situé à la place de l’ancien secrétariat, devient du même coup plus spacieux.
Des conditions de travail bien meilleures qui s’accompagnent de capacités d’accueil plus agréables. Enfin, vue de l’extérieur, la nouvelle mairie possède une certaine allure.
La partie administrative n’est plus sous l’axe central, mais à gauche à la place de l’ancien préau de ce bâtiment qui, il y a une douzaine d’années, était encore une école.

Dans les projets de la commune, figure en premier lieu la réfection du terrain de football : "Nous allons doubler les bâtiments pour améliorer les vestiaires et refaire le terrain."
La municipalité prévoyante a procédé à l’acquisition d’un terrain d’un hectare qui devrait servir aux footballeurs de façon provisoire, avant que le complexe sportif soit opérationnel."

L .Lesage

 

 

carte postale ayant voyagé en 1924

 

 

Saint éger où vint prier un roi de rance

"Isolée au milieu des terres au sommet de la butte de Montbrun, l'église Saint-Léger et son cimetière dominent la plaine thouarsaise.
Au VIIe siècle, Léger, alors abbé de Saint-Maixent, aurait, dit-on, construit un oratoire sur la colline, à l'emplacement d'un petit temple dédié à quelque divinité romaine.
S'en revenant de Jérusalem avec Guillaume de La Trémoïlle, des Templiers y construisirent une "grange" ou maison domaniale.
En 1242, le roi Saint-Louis, partant en guerre contre les Anglais et le comte de la Marche, fit halte à Montbrun. Après avoir prié avec les Chevaliers au Blanc Manteau, il s'en fut battre, à Saintes et à Taillebourg, les ennemis de la France.
Au cours des guerres de religion, en 1568, les protestants incendièrent l'église. Il n'en resta que le chœur.
Les Fontevristes restaurèrent l'édifice et lés Génovéfains, venus du Petit Bandouille, prieuré voisin, y assurèrent le service religieux.
Vint la Révolution et ses brûleurs d'églises. Après le passage des iconoclastes ne restaient de Saint-Léger que le chœur et le clocher accolé d'une élégante tourelle d'escalier.

En 1619, grâce aux libéralités de Léon Aubineau, seigneur de Rigny, l'église, comme l'atteste une inscription gravée dans la pierre, fut reconstruite sur un terrain lui appartenant.
Divers travaux, depuis lors, et jusqu'à une période récente, ont assuré la conservation de cet intéressant édifice intérieurement restauré.
Des reliques du saint Léger qui, de par sa mère Sigrade et Didon son oncle, appartenaient à l'aristocratie poitevine et qui en 678 eut la tête tranchée, sont conservées â Montbrun. Elles y sont spécialement vénérées lors du pèlerinage annuel de septembre.

Une antique cloche provenant de l'église, l'une des plus anciennes ayant survécu dans les Deux-Sèvres, fut découverte en 1887 en labourant d'anciens marais.

En lisière du parc du château d'Oiron, le prieuré de Notre-Dame-des-Bruyères avait pour présentateur l'abbé de Saint-Laon-de-Thouars. A la fin du XVIIe siècle, son revenu s'élevait à 800 livres."

Histoire des communes des Deux-Sèvres - le Pays Thouarsais
par Maurice Poignat / éditions Michel Fontaine - 1985

 

 

 

 

 

 

 

l'église sur la butte de Montbrun

 

 

 

 

©Francis Gardeur - http://photovuduciel.com

 

 

ontbrun : l'église aux neuf ameaux

article de la Nouvelle République en date du 20 juillet 2011 :

"A l'écart des routes à grand passage, l'église de Montbrun attire le regard au sommet de sa butte.
La commune souhaite la valoriser.

Comme un Golgotha sans vendredi saint : à 90 m sur son promontoire, l'église Saint-Léger domine la plaine du Thouarsais. Gentiment, sans hostilité. Ici, la terre s'élève doucement pour ne pas choquer le paysage. Le monument, baigné par les vents, est cependant ostentatoire : depuis la butte du Petit Peu, elle donne au panorama une allure de carte postale.

Jean-Jacques Petit : "L'église est l'identité de notre commune"

Injustement ignorée, car à l'écart des grandes voiries, l'église qui est associée à son cimetière combine sans heurt ni faute de goût l'art roman du XIIe siècle et l'art gothique. C'est un édifice sur laquelle les élus de Saint-Léger-de-Montbrun veillent avec un soin jaloux :
"Nous venons de refaire la toiture en ardoise et l'intérieur avait été rénové il y a 14 ans. Pour ces deux opérations, ça a coûté 66 000 , résume Jean-Jacques Petit, le maire de cette localité de 1 200 habitants. Nous envisageons de la faire inscrire à l'inventaire des monuments historiques car elle n'est pas classée. Mais elle compte beaucoup pour nous sur le plan du patrimoine."
L'église, qui conserve les reliques de saint Léger et qui reçoit quelques mariages et quelques enterrements, est aujourd'hui un édifice fédérateur. Car elle rassemble les neuf hameaux d'une commune éparpillée. Si Vrères accueille la mairie et le centre socioculturel (et une chapelle), Orbé, Tillé, Chenne, Puyraveau, Daymé, Rigny, Meulle, Beauvais réclament un statut égal. En bref, Saint-Léger-de-Montbrun est une succession de lieux-dits dont l'église constitue une sorte de totem identitaire. Un emblème."

Dominique Hérault

 

 

http://fr.wikipedia.org

 

 

 

 

http://www.trekearth.com

 

 

Voici ce que dit "Le Petit Futé Niort 2008" de Saint-Léger-de-Montbrun :

"Il n'existe pas de bourg de Saint-Léger-de-Montbrun.
La commune, à 6 kilomètres à l'est de Thouars et non loin du département de la Vienne, est constituée d'une réunion de hameaux : Orbé (le plus peuplé), Bourg-Neuf, Tillé, Meulle, le Haut-Orbé, Puyravault, Rigny et Vrères (où se trouvent la mairie et la chapelle paroissiale avec son clocher-mur à deux arcades et son unique cloche).
L'autre église de la commune, l'église Saint-Léger, isolée au sommet de la butte de Montbrun, domine avec son cimetière la plaine thouarsaise.
Aux lieux-dits La Grosse Borne et Le Champ des Pierres s'élevaient autrefois des mégalithes. Il ne subsiste que deux dolmens dont le mieux conservé, la Pierre Levée de Puyravault, est un curieux monument très bas comprenant une dalle trapézoïdale longue de 4 m, épaisse de 45 cm, couvrant une chambre à demi enterrée."

Ajoutons ce que dit le site communal http://www.st-legerdemontbrun.fr au sujet des dolmens :

"Ces 2 dolmens ont été classés en 1971.
Situés dans la plaine, à 100 m au nord de la route Thouars / Puyravault, ils sont séparés par un petit chemin.
De très nombreux objets ont été découverts à proximité de la Pierre Levée : fragments de poteries décorées, flèches, pointes de flèches, haches, outils en os ou en bois de cerfs, bijoux, pendeloques et plusieurs vases de formes diverses."

 

 

le dolmen de Puyravault, ou Pierre Levée

 

 

 

 

à nouveau le site mégalithique de la Pierre Levée - photo prise par Père Igor http://commons.wikimedia.org

 

 

 

 

 

 

 

 

cueillies pour vous d'Orbé

 

 

le fils du seigneur de eulle pendu à aris

"Renaud de Velort, fils cadet du seigneur de Meulle, était en 1469 échanson de la maison de Louis XI, importante fonction qui lui rapportait bien davantage que ses gages annuels de 300 livres.
Après avoir fait partie des 100 gentilshommes de la chambre du roi, il prit du service près de Charles, duc de Calabre, comte du Maine, qui fit de lui son chambellan et le capitaine de ses archers.
Compromis dans la conspiration de 1475 ayant pour objectif de se saisir du roi et s'emparer de la direction du gouvernement, il fut, raconte l'auteur de la Chronique Scandaleuse, condamné pour crime de lèse-majesté royale à être écartelé en place publique sur la roue. Le bourreau et ses aides pendirent ensuite son corps pantelant au gibet de Paris et sa tête fut promenée aux Halles au bout d'une lance."


"Aux Velort, seigneurs de Meulle au XVe siècle, succédèrent Louis Gouffier, duc de Roannais, le duc de la Feuillade, Jean Cochard, Charles Aubineau qui en rendit aveu en 1715, et Charles-François Bunault comme héritier de Marie Aubineau, sa mère.
Charles-Louis Bunault de Montbrun, son petit-fils, né au château de Rigny en 1752, termina sa carrière militaire comme maître de camp. Il participa en 1789, à Poitiers, à l'assemblée de la noblesse du Poitou. En 1791, il émigra et servit à l'armée des Princes. En 1816, Louis XVIII le nomma grand prévôt d'Angers.
Son fils Alexandre-Nicolas, dit le comte de Montbrun, combattit vaillamment sous l'Empire. Il était à Wagram et participa à la campagne de Russie."


les autres fiefs de la commune

Rigny - Le domaine appartint aux de Chambret, Bouillonnet, Destouches, Dénoue, Charrier, Lhommedé, Joubert, Pesseu, Bunault, Chassereau.

Beauvais - Ce fief, dont subsistent les vestiges d'un curieux château, une tour et des restes de murailles crénelées jadis décorées de médaillons, était possédé au XVIe s. par Guillaume Aubrudeau, également seigneur de la Voirie. Lui succédèrent après les Chambret, François Monbielle, les de Touvois et les Frère jusqu'au début du XIXe siècle.

Orbé appartint aux Guerry (fin du XVe siècle), aux Achard, de Couly et aux Chabert jusqu'à la Révolution.

Les autres fiefs de Saint-Léger-de-Montbrun étaient le Breuil, Villiers, la Riollière, Maguis, la Plissonnière, Chennes et Puyravault que posséda Jacques Gauvain, procureur du duché de Thouars, inhumé en 1627 en l'église Saint-Médard.

Histoire des communes des Deux-Sèvres - le Pays Thouarsais
par Maurice Poignat / éditions Michel Fontaine - 1985

 

 

Vrère - intérieur de la chapelle

 

 

 

 

le château de Rigny à nouveau

 

 

Sources et liens :

 


 

Ardéchois (au coeur fidèle) de St Lager-Bressac, Henri se fait - et nous fait - plaisir en sillonnant la France, la Belgique et la Suisse à la découverte des 73 Saint Léger. Voici quelques-uns de ses clichés datant d'août 2012 :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

à découvrir :

• le curieux château de Beauvais
• la butte de tuffeau du Petit Peu de Montbrun
• l'église Saint-Léger-de-Montbrun
• les bois, les bosquets et les vignes
• hors circuit, deux dolmens au lieu-dit La Pierre Levée

 

à découvrir :

• le château de Rigny
• le château de Beauvais
• l'église de St-Léger-de-Montbrun
• les bois de Rigny et ses magnifiques chemins

 

 

les dolmens de Puyraveau
du dépôt de munitions au parc d'énergies renouvelables
photos de classe

  

erci de fermer l'agrandissement sinon.

 

 

https://www.stleger.info