carte postale écrite en 1928

 

 

 

 

 

 

vue de la Loire

 

 

 

St Léger le Petit - vue du canal - oblitération de 1913

 

 

 

carte écrite en 1916

 

 

 

carte postale écrite en 1917

 

 

 

 

 

 

 

Le canal latéral à la Loire, exploité depuis 1838, fut creusé pour faciliter une navigation de plus en plus difficile en Loire, en raison de son cours irrégulier. Cette voie fluviale traverse la commune de Saint Léger le Petit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Le canal de Berry et le canal latéral à la Loire, qui se rejoignent au port de Marseille-lès-Aubigny, ont été ouverts à la fin des années 1830. Ils constituent un maillon essentiel du réseau de canaux dans la France centrale.
Le canal de Berry, voulu par les sidérurgistes berrichons pour approvisionner les forges en charbon, a rapidement joué un rôle déterminant dans l’implantation de nouvelles usines entre le milieu du XIXe siècle et les années 1920, surtout les tuileries-briqueteries et celles produisant de la chaux hydraulique et du ciment naturel.
Pour les mêmes raisons, ces dernières ont aussi choisi les bords du canal latéral à la Loire qui a été initialement conçu pour pallier les insuffisances de la navigation sur le fleuve.
Les canaux, ouvrages hydrauliques, architecturaux et techniques, sont les serviteurs des grandes usines qui en dépendent étroitement pour leur approvisionnement et l’écoulement de leur production.
"
 

 

 

l'écluse d'Argenvières (et non d'Argeuvières) - oblitération de 1916

 

 

 

 

 

 

l’écluse et la maison éclusière d’Argenvières sur le canal latéral à la Loire - gabarit Freycinet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le Val d'ubois - le bassin chaufournier de effes

 

 

 

 

Située à l'est du département du Cher, sur la rive gauche de la Loire, s'étend la vallée de Germigny, sillonnée par l'Aubois, petite rivière affluente de ce beau fleuve sauvage du centre de la France.
Le déclin sous le Second Empire de nombreux établissements métallurgiques coïncide avec l'apparition des usines à chaux qui s'égrènent principalement de long des canaux (canal latéral à la Loire et canal du Berry).
Dans la seconde moitié du 19e siècle, la production artisanale de chaux à vocation essentiellement agricole fait rapidement place à une fabrication industrielle à la demande croissante d'une France en plein essor économique.
Ainsi naquit le bassin chaufournier de Beffes.
 

 

 

 St Léger le Petit (Cher) - Etablissements Th. (?!!!) Langlois - ciments et chaux hydrauliques

 

 

 

 

"La production de tuile, brique, chaux et ciment se fait dans de grandes usines mécanisées qui s’implantent pour les premières dans la partie sud, argileuse, du Val de Germigny, et pour les autres au nord, la jonction passant par la petite ville de La Guerche-sur-l’Aubois.
Cinq des six tuileries briqueteries de la vallée ont choisi la proximité du canal de Berry et non celle de leur carrière, éloignée de plusieurs kilomètres et souvent desservie par de mauvais chemins.
Ce dilemme ne se posait pas pour les usines à chaux et à ciment dont la situation est idéale. En effet, le plateau dominant l’Aubois et la Loire étant un long et profond banc de calcaire, il suffisait de construire les usines entre le canal et le coteau auxquels les fours sont adossés.
Sur une largeur de 200 mètres environ en moyenne, se succèdent selon une parfaite logique productive -
comme le montre le dessin ci-dessous de l’usine des Radis, commune de Saint-Léger-le-Petit - la carrière, les fours, les halles d’extinction de la chaux vive, de triage (par blutage), de broyage, d’ensachage et de stockage tandis que l’habitat est rejeté aux marges de l’entreprise.

Le développement de cette activité est considérable grâce à l’excellent calcaire argileux qui permet de fabriquer de la chaux hydraulique et du ciment naturel particulièrement adaptés à la construction en milieu humide et dont la qualité est garantie par un groupement de producteurs autour de la marque "Beffes".
Des 25 usines établies entre La Guerche-sur-l’Aubois et La Chapelle-Montlinard sort 14% de la production nationale en 1926 (440 000 tonnes) et la vallée de Germigny est alors le second bassin en France après celui du Teil (Ardèche) pour cette production.
Avec 1 700 employés et ceux occupés dans les activités annexes, la vallée vit au rythme de la chaux et du ciment.
La péniche passant une écluse, glissant sur le canal ou arrêtée devant l’usine est, à la veille de la Première Guerre mondiale, l’archétype de la représentation du pays fixée dans les dessins d’amateurs et les cartes postales.

Mais ces usines sont trop nombreuses, de taille insuffisante et incapables de prendre le virage du ciment artificiel.
Le coup de grâce est donné par la crise des années 1930 qui entraîne leur arrêt, sauf pour l'usine Poliet-et-Chausson - ancêtre de la société Calcia - reconstruite, agrandie et modernisée, et la tuilerie-briqueterie de Grossouvre qui s’est spécialisée dans des produits pour la restauration des monuments
.

Aujourd'hui, dans le bassin, ne reste en activité que l'imposante et moderne cimenterie CALCIA, fleuron de la Sté des Ciments Français, filiale du groupe international Italcementi, qui se détache dans le paysage beffois, contribuant à la vie de ce petit village et des communes limitrophes."

 

 

Le 3 photos qui suivent sont tirées d'une plaquette éditée par les ciments CALCIA - service communication - en janvier 2013 :

 

 

la cimenterie de Beffes (ciments CALCIA) - vue du site

 

 

 

le site de Beffes

 

 

 

la carrière de Beffes

 

 

 

l’usine à chaux hydraulique et ciment naturel des Radis, commune de St Léger le Petit,
près du canal latéral à la Loire - lettre à en-tête de 1912 - © Inventaire général ADAGP 1991

C'est un très intéressant document concernant le patrimoine de l'industrie, en raison de sa richesse : l'environnement de l'usine, la carrière, l'usine elle-même, le rôle du canal, la position de la demeure patronale et de celle des logements, l'existence de deux bâtiments des machines (la vapeur = ancien système) et l'électricité (nouveau système)...

Pour découvrir la lettre à en-tête du 26 juillet 1912

 

 

 

Etablissements Ph. Langlois - la carrière

 

 

 

 

 

 

Etablissements Ph. Langlois (chaux et ciments) implantés le long du canal

 

 

 

 St Léger le Petit (Cher) - Etablissements Ph. Langlois

 

 

 

L'usine des Radis :

"Située sur le canal latéral, commune de St Léger le Petit, elle était la propriété de M. Ph. Langlois dont l'activité de base avait été surtout commerciale sur la place de Paris. D'ailleurs, en 1899, le siège social était sur les Boulevards Morland et Bourdon.
Mais auparavant, en 1893, les fours à chaux "de la gare de Beffes" - il s'agit de la gare d'eau - étaient exploités par l'Association Langlois-Pointelet sous la marque "Langlois de Beffes", ce qui permet de déduire que l'Usine des Radis a été construite par M. Langlois dans les années suivantes, en tous cas avant 1899, puisqu'à cette date les "fours à chaux de la Gare de Beffes" avaient déjà changé 2 fois de direction et de marque.
Sur les en-têtes de lettres de Ph. Langlois de 1899 figurait la toute première Usine des Radis. Par une statistique, nous savons qu'à cette date, cette nouvelle usine produisait 23 000 tonnes l'an.
En 1908, elle occupait 111 ouvriers. Il semble qu'en 1914 elle avait atteint son plein développement.
C'est à l'époque 1930 que l'apparition de la grande cimenterie Poliet et Chausson à Beffes a incité M. Langlois à accepter un accord de vente à cette société. Il s'en est suivi un arrêt des fabrications.
Le petit chalet près de l'usine, qui était la demeure de M. Langlois, puis de son directeur, a été mis à la disposition du directeur de Poliet et Chausson, M. Caillette. En effet, le pavillon que ce dernier occupait à l'usine de Beffes allait disparaître avec l'agrandissement Indispensable de la carrière de la cimenterie.
M. Langlois avait acheté pour lui la propriété de Mouron, commune de Mesves, dont il a occupé le château jusqu'à son décès. L'immeuble et le parc sont devenus propriété et annexe du C.H.S. de La Charité."

Paul Boulet - L'Echo Charitois - 29 décembre 1995

 

 

 

le château de Mouron

Dominant la Loire, le château de Mouron, bâtisse d'époque Napoléon III, fut construit par Adolphe de Bourgoin, ancien capitaine de cavalerie, devenu préfet de Seine-et-Marne. Après avoir changé plusieurs fois de propriétaires, il fut acquis, en 1956, par le département de la Nièvre, qui y installa en 1961, un institut médico-pédagogique pour enfants déficients mentaux.

  

 

 

St Léger le Petit - le château Ph. Langlois - carte oblitérée en 1913

 

 

 

 St Léger le Petit (Cher) - Etablissements Ph. Langlois , implantés le long du canal
Ce canal de navigation est dit canal latéral à la loire. On voit bien les 3 halles.

 

 

 

 

 

 

oblitération de 1912

 

L'usine Langlois de St Léger le Petit en 1913 :

  • production de 40 à 45 000 tonnes (chaux et ciments réunis)
    Pour le bassin de Beffes, sur une production de 6 tonnes, il faut compter 5 t de chaux et 1 t de ciments.
    Pour l'usine de St Léger, on peut extrapoler : 38 000 t de chaux et 7 000 t de ciments.
  • présence de 120 ouvriers
  • introduction de machines : c'est une "installation moderne", avec baisse du nombre d'ouvriers
    Une autre usine, plus importante, mais qui a conservé de vieux procédés de fabrication, ne produit annuellement que 55 à 60 000 tonnes, avec près de 350 ouvriers.

 

 

 

 L'originalité vient de l'imbrication usine / habitat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

oblitération de 1905

 

 

 

1907

 

 

 

 

 

 

la même, écrite en 1917, avec quelques précisions (Beffes - les bureaux - St Léger)

 

 

 

 Etablissements Langlois, toujours - On voit l'ajout d'un bâtiment, à gauche.

 

 

 

 l’accès direct : l’usine près du canal

C’est le cas le plus simple bien illustré à nouveau par l’usine à chaux et à ciment des Radis. Les halles de stockage ouvrent immédiatement sur le canal, il suffit de traverser le chemin public pour charger ou décharger ; les abords du canal ont été, et à cet endroit seulement, maçonnés pour créer un embryon de quai.

L'usine à chaux des Radis a cessé de fonctionner depuis 1930 environ. Les Etablissements Langlois ont été repris par les Etablissements Poliet et Chausson de Beffes, aujourd'hui usine des Ciments Français.

  

 

 

 

 

Le nettoyage du lit, l'entretien des berges et des écluses obligent périodiquement à mettre le canal en chômage, ce qui interrompt tout trafic pour une durée variable, selon l'importance des travaux. On préserve les plus beaux poissons en les regroupant dans les biefs voisins.

 

 

Source : Les textes proviennent pour partie des recherches de Nathalie, secrétaire de mairie à St Léger le Petit, que nous remercions vivement, pour le reste d'une page extrêmement fouillée dont nous vous conseillons la lecture.
Consacrée à "Un paysage de l’industrie : canaux et usines en Val de Germigny (Cher)", abondamment illustrée, elle aborde l'histoire des canaux pour la navigation et l’industrie et la question du patrimoine et du paysage de l’industrie en milieu rural.
Son adresse est
http://www.culture.gouv.fr/culture/revue-inv/insitu-ns/cribellier/html/cribellier.html
Il faut en outre signaler toute la gentillesse des auteurs, Valérie Mauret-Cribellier et Patrick Léon, qui ont bien voulu nous adresser la documentation rassemblée par le service de l'Inventaire de la DRAC du Centre, dont plusieurs cartes postales anciennes présentes sur cette page. Que tous deux soient ici chaleureusement remerciés !

 

 

VESTIGES D'USINE À CHAUX

Fin du XIXe ou début XXe siècle
Pierre et brique
Les Radis

Ces vestiges sont disposés le long du canal latéral à la Loire. L'usine est implantée à la fin du XIX e siècle dans l'élan provoqué par la rentabilité des fours à chaux du bassin de Beffes, dont les débuts remontent à 1865.

Des cartes postales du début du siècle montrent des péniches amarrées devant l'usine ; elles servent au transport du charbon qui alimente les fours et à l'acheminement du produit fini.

d'après "Le patrimoine des communes du Cher (Centre) - FLOHIC Editions"

Pour voir des photos récentes du site (2012)

   

istoire de la campagne berrichonne

ci, des clichés centenaires :

à, trois séries de cartes postales anciennes :

le canal et les cimenteries

les bâtiments de la commune

les rues et les gens

lain a quitté le village en 1962

inon, merci de fermer l'agrandissement.

 

 

 

https://www.stleger.info