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La plantation de l'arbre de mai est
une ancienne coutume encore observée dans une grande partie de
la France et dans certaines régions allemandes. C'est devenu chez nous une tradition
régionale qui se perpétue dans quelques villages :
à chaque élection municipale, un arbre est
planté à la gloire des nouveaux élus. La tradition est ancienne puisque
c'est le 1er mai 1790 qu'un curé de la Vienne (St Graudent)
eut l'idée de planter un arbre pour fêter l'installation
des autorités municipales. Le "mai" est tout à la fois
émeutier et symbole de joie. Ce n'est que 4 ans plus tard que
"l'arbre de mai", désormais "Arbre de Liberté", devient
une véritable institution : en 1794 en effet est
publiée la première loi concernant cette
tradition. L'Arbre de la Liberté est
depuis l'un des symboles de la Révolution Française,
comme le sont le bonnet phrygien, la cocarde tricolore et
Marianne. Il est un symbole étonnamment
vivace puisqu'il a été choisi pour figurer sur la face
nationale des pièces françaises de 1 et 2 euros.
Il est heureux que la
Révolution Française ait choisi l'arbre pour gardien et
témoin des valeurs d'égalité, de
fraternité et de justice : bien des communes qui
possèdent encore un Arbre de la Liberté le placent sur
la liste de leurs sites remarquables, ce qui nous vaut le plaisir de
côtoyer des géants à qui on laisse le temps de
vieillir et de s'imposer, face à l'homme, dans l'espace et la
durée. Par exemple, le platane de
Bayeux, en Normandie, est un arbre de 200 ans, de
près de 40 m de haut pour une circonférence de
6 m. Pour mieux connaître
l'histoire de cet arbre,
La fête associée à la plantation du mai est
appelée "maïade".
Elle consiste à planter devant la maison des personnes d'une
fonction ou d'un rang élevé un arbre ou un gros rameau
de verdure, appelé l'arbre de mai.
Planté spontanément, au milieu de la liesse populaire,
il symbolise l'adieu au vieux monde et la naissance du nouveau
monde.
Il fixe pour les générations à venir l'esprit de
la liberté et des droits de l'homme.
Lors des fêtes de la République, on dansait la
carmagnole autour de lui.

Il occupe tout l'espace entre la cathédrale et
l'ancien palais épiscopal.
Il est l'unique survivant des trois Arbres de la
Liberté de la ville.
Les deux autres furent coupés lors de la
Restauration.
Ce survivant est classé monument naturel depuis 1932.
consulter la page de St
Léger / Martragny
(14 Calvados)
ou cliquez sur le platane.