GRIPPA D'UBIGNÉ
(en Saintonge 1552 - Genève 1630)

 

 

Autant par les mots qu'avec les armes, Agrippa d'Aubigné défendra ardemment les valeurs du protestantisme.
Dès l'âge de 18 ans, il prendra part aux combat des calvinistes contre les catholiques. Il est distingué par le futur Henri IV.

 

Statue d'Agrippa d'Aubigné, Seigneur de Bry sous Archiac,
Né le 8 février 1550 (?!) au château de Saint Maury, paroisse de Saint Martin de Pons

 

Fait prisonnier par les catholiques, il est condamné à mort, mais ces derniers, admiratifs devant son courage, le grâcient. Il se retire alors en Vendée.
Il reviendra en 1610 lors de la mort de Henri IV et sera de nouveau condamné à mort à la suite d'une conspiration. Il se retire alors à Genève.
La violence de ses pamphlets, sa satire virulente montre une France déchirée, vouée au jugement terrible d'un Dieu vengeur.

 

 

 

 

Auprès de ce beau teint, le lys en noir se change,
Le lait en basané auprès de ce beau teint,
Du cygne la blancheur auprès de vous s'éteint,
Et celle du papier où est votre louange.

Le sucre est blanc, et lorsqu'en la bouche on le range
Le goût plaît, comme fait le lustre qui le peint.
Plus blanc est l'arsenic, mais c'est un lustre feint,
Car c'est mort, c'est poison à celui qui le mange.

Votre blanc en plaisir teint ma rouge douleur,
Soyez douce de goût, comme belle en couleur,
Que mon espoir ne soit démenti par l'épreuve,

Votre blanc ne soit point d'aconite noirci,
Car ce sera ma mort, belle, si je vous trouve
Aussi blanche que neige, et froide tout ainsi.

 

Agrippa d'Aubigné (1552-1630)
http://www.toutelapoesie.com/poetes/agrippa_d_aubigne.htm

 

 


 

 

MILE OMBES
(1835-1921)

 

 

Homme politique français, il mit en oeuvre la loi sur la séparation de l'Église et de l'État.

Né à Roquecourbe (Tarn), il entreprit d'abord des études de théologie, et fut reçu docteur en 1860, aprés avoir écrit sa thèse consacré à Saint Thomas d'Aquin.
Ayant perdu la foi, il entreprit des études de médecine, et exerça comme praticien à partir de 1866.

Entré en politique, il devint l'un des chefs de file du radicalisme.
Maire de Pons (Charente-Inférieure), la ville où il exerçait depuis 1868, il fut élu au Sénat en 1885.
En 1891, il fut à l'origine de la création du groupe de la Gauche Démocratique au Sénat et en devint président en 1893.

 

Charente-Inférieure - Pons
Rue Gambetta

La 1re maison de gauche est celle de M. E. Combes, Sénateur Maire de Pons, ancien Président du Conseil des Ministres

carte postale oblitérée en 1908

 

Vice-président du Sénat en 1894, il fut ministre de l'Instruction Publique en 1895-1896, dans le cabinet Léon Bourgeois, puis succéda à Waldeck-Rousseau à la présidence du Conseil en mai 1902.

 

Pons - la mairie, un jour de réception par M. Combes

 

Anticlérical, il développa le "combisme", politique militante du Bloc des Gauches, en appliquant avec fermeté et intransigeance les lois de 1901 sur les congrégations religieuses, et fit fermer plus de 2500 établissements d'enseignement religieux, politique qui eut pour conséquence une rupture des relations diplomatiques avec le Vatican.

 

 

Cette attitude devait conduire à la loi de séparation de l'Église et de l'État, en décembre 1905, et fonder d'une manière durable le principe de la laïcité de l'État en France.

Il dut démissionner en janvier 1905, à la suite de "l'affaire des Fiches", dans laquelle son ministre de la guerre, le général André, qui avait ordonné que l'appartenance politique et religieuse des officiers fût indiquée dans leurs dossiers, s'était compromis.

Emile Combes se retire alors dans une demi-retraite, demeurant sénateur jusqu'à sa mort, présidant le parti radical en 1911-1912 et ne jouant plus aucun rôle actif en dépit de sa présence comme ministre d'Etat dans le cabinet d'Union Nationale d'Aristide Briand de 1915 à 1916.

Il mourut en 1921 à l'âge de 86 ans.

 


Pons - Monument Emile Combes

 

 

La saga Combes, par Guy Labbé

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